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Est-ce pure coïncidence si Kaysersberg fête chaque
année depuis 20 ans la Noël ? C'est ici que sont
réunis Hélène et son fils l'Empereur
Constantin, elle sur le tympan de l'église et lui sur
la fontaine, portant la croix.
C'est en l'an 313 que, sur les instances de sa mère
déjà convertie, l'Empereur Constantin encore
païen promulgua l'édit de Milan qui mit fin à
la persécution des chrétiens.
Le Concile de Nicée, sous sa présidence, officialisa
la Communauté Chrétienne.
L'histoire de Noël était en marche !
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En 789, Ottfried de Wissembourg, moine bénédictin
écrit le premier catéchisme en langue alémanique-franque
: l'harmonie des évangiles. " Lichtumflossen standen
(bei Bethlehem) die Hirten im Felde, schauten auf zum Himmelszelte.
Ein "Kindesgun" ist uns geboren, Gottes"Sun"
von Maria Jungfrau und "muater", dem sie mit Freuden
die "Brusti" darbot un in eine "Krippha"
bettete"
Ce texte fit rapidement le tour des monastères et devint
très populaire, car écrit en "Alsacien"
et non en latin.
Au 13ème siècle, le chevalier Francesco de Assisi
(1182-1226) marchand de toile et grand idéaliste décida
de se faire moine prédicateur pour combattre les murs
décadentes et dissolues de son époque. En décembre
1223, il demanda à un de ses amis nobles de construire
une grotte dans une vallée montagneuse des Abruzzes près
de Creccio et d'y mettre un buf et un âne sur le
foin et la paille.
" Devant la grotte, tu mettras une chaire depuis laquelle
je lirai le message des évangiles. Le pain et vin de
l'office seront symboles de la madone et de l'enfant Jésus.
Nous reproduirons ainsi le mystère de Béthléem
".
Ce fut la première crèche de Saint François
d'Assise qui eut un grand retentissement puisque déjà
en 1252, la crèche de l'église de Füssen
(Bavière) fut un haut lieu de pélerinage.
Mais il n'y avait encore que la Sainte Famille. |
| Les Santons |
A la crèche d'origine, l'on ajouta les
figurines des Saints, d'où l'appellation populaire "
SANTONI ".
Lorsque les moines de l'ordre mineur des Franciscains bâtirent
des couvents et chapelles en Provence, ils installèrent
pour la période de l'Avent des crèches comme en
Italie.
Les particuliers imitèrent cette coutume et la ferveur
populaire ajouta les personnages les plus familiers de la vie
quotidienne provençale.
De la chaumière la plus pauvre jusqu'à la demeure
du plus riche des grands industriels, toutes eurent leur crèche.
Tout au début, ces figurines étaient en bois,
en cire ou en papier mâché. Seuls, la tête,
les mains et les pieds étaient modelés. Les corps
en fil de fer servaient de support aux vêtements populaires
locaux ou aux plus riches atours à la mode.
La tradition nous rapporte que les premiers santons de terre
cuite venaient de Naples; puis les santonniers provençaux
des régions d'Aix, d'Aubagne et de Marseille se sont
appropriés la technique en utilisant l'argile grise locale.
Toute la famille était mise à contribution pour
le coloriage de ces sujets qui, une fois vendus, faisaient et
font encore la joie des enfants et des adultes du monde entier
au moment de la plus belle des fêtes de l'année
:
" N O Ë L "
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