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Les crèches en mousses naturelles et racines d'arbres
morts étaient la coutume à Schramberg dès
le milieu du 19ème siècle. Les personnages en
papier étaient découpés et coloriés
à la main.
L'étable était à l'origine une grotte
montée avec des souches, du branchage, des écorces
et des pierres sèches car l'on ne connaissait pas encore
les maisonnettes préfabriquées.
Le tout formait une colline recouverte de mousses de diverses
couleurs, typiques de la région, dans lesquelles étaient
piqués les personnages en papier.
Au bas de la crèche, il y avait toujours un petit étang
formé par une coupelle de verre entourée de
sable et d'herbes sèches. Des canards et souvent même
un cygne en celluloïd animaient la scène. De petites
touffes de genêts, de myrtilles, d'airelles remplaçaient
les grands arbres des forêts et l'ensemble couvrait
souvent une surface de plusieurs mètres carrés
dans le " Herrgottswinkel " de la grande chambre.
Ces crèches étaient affaire de famille et Gerhard
Moosmann, le créateur de la crèche traditionnelle
exposée ici est l'héritier d'une longue lignée
commencée dans les années 1850 par son arrière
grand'mère Maria Magdalena Hermann.
En dehors de la Sainte Famille, étaient représentés
en costume de dimanche les bergers et bergères, les
paysans, les valets et servantes ainsi que les colporteurs
dans toutes leurs variantes.
Les chasseurs occupaient une large place dans ces scènes,
mais étaient eux-mêmes poursuivis par les nombreux
animaux autant domestiques que sauvages qui prenaient ainsi
leur revanche en cette période de Noël comme dans
la chanson : "ce matin, un lapin a tué le chasseur
".
Ces personnages en papier disparurent dans les années
1920 lorsque le grand' père Alfons Moosmann acheta
les sujets baroques en plâtre qui sont exposés
ici.
Gerhard Moosmann participe depuis de longues années
à de nombreuses expositions de crèches. Il maintient
et perpétue à Schramberg la tradition des crèches
ouvertes en mousses naturelles.
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